Révolution digitale, tsunami numérique, MOOCs, blended learning, robotisation, intelligence artificielle, … autant de termes désormais familiers du monde de l’entreprise.

En 2016, 85% des Français ont accès à Internet, 75% y accèdent tous les jours pour y passer 18 heures par semaine en moyenne. Près de 50% des salariés européens qui ont suivi une formation, ont été formés en ligne.

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Est ce que l’école, dans une sorte de monde à part, peut rester insensible à cette évolution ? Pouvons nous continuer à enseigner en 2017 comme il y a, ne serait-ce que, 10 ans ?

La réponse est évidente. Il faut profiter de cette exceptionnelle révolution de l’accès à l’information, à la connaissance et des comportements cognitifs pour recentrer l’enseignant sur son cœur de métier. Le professeur en 2017 ne peut plus être le professionnel du monologue et du savoir descendant. Situation qui le plonge fréquemment dans une situation de souffrance face à un étudiant souvent désintéressé.

Si il est entendu, que l’étudiant peut accéder comme jamais à toutes les ressources pédagogiques dont il a besoin, le rôle de l’enseignant doit évoluer vers celui d’un accompagnateur, d’un coach. Le cours magistral va disparaitre au profit d’une pédagogie de projet, différenciée, dans laquelle le travail collaboratif sera mis en avant.

L’étudiant devra également développer une pensée créative et se recentrer sur l’humain, l’émotionnel, l’empathie et finalement sur ce qui nous différenciera toujours de l’intelligence artificielle sensée être responsable de la disparition de 47% des emplois à terme de 20 ans (Université d’Oxford – étude Carl Benedict Frey et Michaël Osborne publiée en 2014).