skip to Main Content

Discussions avec… Jérémy Moutout, skipper de haut niveau et étudiant à l’ISCAE

Chaque mois, nous partons à la rencontre d’un membre de la communauté ISCAE. Étudiants, intervenants, entreprises partenaires ou encore collaborateurs découvrez leur quotidien au sein de l’ISCAE !

Aujourd’hui, discussion avec Jérémy Moutout, en 1re année de notre BTS Professions immobilières et grand espoir de la principauté monégasque pour les JO de 2024.  

Il vous dit tout sur les exigences du sport haut-niveau et sa vie d’étudiant !

On a tous à apprendre de cette philosophie de vie !

La voile : d’un loisir au sport de haut niveau

Si aujourd’hui Jérémy est l’un des meilleurs dans sa discipline, il est arrivé dans ce monde, un peu par hasard à l’âge de 14 ans. Après une première expérience du ski de haut niveau, il est curieux d’essayer la voile malgré ses préjugés sur ce sport : « Je pensais que ce n’était pas un vrai sport, que ce n’était pas physique… Je me suis vite rendu compte que c’était une idée reçue et que ce sport est très exigeant pour l’esprit et le corps. ». 

Le jeune sportif se prend au jeu et se passionne pour la voile. Très vite, il se spécialise dans le laser. Peu connu du grand public, le laser pico est un petit bateau de 4,80 mètres de longueur. « J’ai adoré les sensations de glisse sur ce bateau. L’adrénaline est très proche de celle que je ressentais sur mes skis ».

Inscrit au Yatch Club de Monaco, il fait ses premières compétitions à 15 ans. Puis, en 2016, ses efforts paient puisqu’il remporte sa première coupe d’Europe et un an plus tard il se classe 3e au Championnat de France Laser. « La victoire lors de la coupe d’Europe est un très beau souvenir qui vient récompenser un travail intense. C’était très émouvant. Maintenant j’espère que des moments encore plus forts m’attendent. »

À ce moment-là de notre rencontre, on devine que l’objectif principal de Jérémy c’est bien entendu la qualification aux Jeux Olympiques de 2024 dans la délégation monégasque. Pour cela, le niveau d’entraînement est très haut : « Clairement, pour atteindre nos buts, le travail régulier est primordial. Il faut être capable de faire des sacrifices et de s’entraîner tous les jours. On dort “voile”, on mange “voile”, on pense “voile”. »

Au programme de ces semaines :

  • la préparation physique : des exercices de musculation pour entretenir son poids de forme qui doit être de 85 kilos ;
  • la préparation technique : en mer et sur terre avec des exercices de motricité et de rapidité ; 
  • un régime alimentaire strict : (la discipline la plus difficile à tenir selon Jérémy) ;
  • la préparation mentale avec des psychologues et ses coaches. 

« L’entente avec mes entraîneurs est primordiale. C’est eux qui me font progresser, même si je suis seul sur le bateau c’est avant tout un travail d’équipe. »

Concilier les études et les entraînements : un rythme facilité par l’ISCAE

Si Jérémy n’a pas toujours été un bon élève au lycée, il a quand même souhaité poursuivre ses études après son Bac. « J’ai conscience que tout peut s’arrêter, je n’ai pas envie de me retrouver sans aucune activité à la fin de ma carrière sportive. C’est pourquoi j’ai voulu continuer mes études dans l’immobilier. »

Sous les conseils d’un ami, il candidate à l’ISCAE et réussit le concours d’entrée au BTS Professions immobilières. Le choix de l’alternance, avec un rythme de 2 jours par semaine en cours, lui permet de se libérer du temps pour ses entraînements. « L’équipe pédagogique est accessible et arrangeante. Ensemble, nous trouvons la meilleure organisation possible pour que je puisse concilier les deux. ».

Avec une ambition clairement affichée d’ouvrir sa propre agence, il se passionne surtout pour le cours de transaction immobilière. 

Quand on lui demande s’il parvient à se dégager du temps pour sa vie personnelle, il déclare : « Le temps social est faible. Ce n’est pas toujours facile de voir peu mes proches. Heureusement, mon entourage est très compréhensif et je me concentre sur les beaux moments à venir, je me dis que tous ces sacrifices ne sont pas inutiles. ». 

Les conseils de Jérémy Moutout

À seulement 21 ans, Jérémy a un mental d’acier, mais comme tout le monde le « voileux » a des moments de doute quand la pression est trop forte. Grâce au sport, il conditionne son esprit pour ne jamais se laisser abattre trop longtemps. 

Nous lui avons demandé quels sont ses conseils pour se relever après un échec, il nous répond sans hésiter : « Échouer n’est pas forcément négatif, au contraire cela nous endurcit. Cela nous permet d’apprendre à identifier nos points faibles et à les faire évoluer. Parfois, c’est que dans l’échec que l’on est confronté à soi-même et que l’on se retrouve vraiment. ».  

Back To Top