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Les enjeux de l’apprentissage en 2022 vus par les professionnels du secteur

Avec 710 000 contrats signés en 2021, l’apprentissage ne s’est jamais aussi bien porté en France. Si les aides de l’État ont partiellement contribué à cette hausse, cette tendance va perdurer dans les prochaines années. C’est en tout cas ce qui est ressorti de la table ronde « Les enjeux de l’apprentissage » à l’occasion de la semaine de l’apprentissage. 

Une table ronde riche en profils

Organisée par la FNADIR, cette table ronde s’est inscrite dans le cadre de la semaine de l’apprentissage qui s’est déroulée du 19 au 26 mars 2022. L’idée était de faire réagir les parties prenantes du secteur (OPCO, recruteurs, CFA, alternants) sur l’évolution de l’apprentissage, ses enjeux et ses perspectives. Pour cela étaient présents : 

  • Julien Bodereau, étudiant de l’ISCAE en Mastère 2 et en apprentissage chez AramisAuto ;
  • Odile Marx, Talent Acquisitor pour la Banque Populaire Méditerranée ;
  • Anastasia Benoît, chargée de sourcing de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur ;
  • Giovanni Orsini, ancien étudiant en alternance, devenu dirigeant de l’entreprise (Espressotime) qu’il a créée ;
  • Corentin Berthet, chargé du développement de l’apprentissage au sein de l’OPCO Atlas ;
  • Roger Melzer, directeur de l’ISCAE.

Cette diversité des profils est une belle mise en relief des connexions entre les centres de formation, les OPCO, les entreprises et les alternants. Ils sont bien évidemment liés et avancent ensemble.

Après un état des lieux, où l’on a découvert que 52 % des contrats en alternance se font en TPE-PME, les professionnels du secteur ont fait part de leurs ressentis et de leurs perspectives.

Des enjeux collectifs pour un avenir plein de promesses

Les enjeux des entreprises

Anastasia Benoît et Odile Marx représentaient le groupe BPCE qui embauche 80 jeunes en PACA. Selon elles, recruter en alternance c’est investir dans la nouvelle génération et constituer un vivier de talents pour les entreprises. Plus que le développement des compétences, ce qui compte pour elles c’est la personnalité, les softs skills. « Nous recherchons l’aisance relationnelle, la capacité à chercher l’information, la curiosité. Pour les compétences techniques, nous formons les jeunes ». 

Elles sont aussi revenues sur les enjeux pour les employeurs : 

  • bien intégrer l’alternant dès son arrivée ;
  • faire des points réguliers avec lui et son école ;
  • revoir avec lui des modules de formation ;
  • s’adapter et se remettre en question en tant que professionnel ;
  • se positionner en tant que guide pour permettre à l’étudiant de trouver sa voie et d’affiner son parcours. 

Vous voulez en savoir plus sur le rôle de tuteur ? Lisez notre article comment bien accompagner son alternant ?

Les enjeux de l’école

Pour présenter les enjeux de l’apprentissage pour une école, Roger Melzer est revenu sur ses origines. Il a rappelé que l’alternance n’était pas répandue dans les études supérieures et plutôt réservée à l’enseignement de métiers manuels. 

Il a expliqué ces chiffres records par la Loi Avenir et par le plan de relance du gouvernement (1 jeune, 1 solution) qui prévoit 8 000 euros d’aides à l’embauche. Il a aussi insisté sur la réforme de la formation professionnelle avec notamment la certification Qualiopi, gage d’excellence d’une formation. Cette exigence a encouragé les établissements à se structurer et à améliorer les processus. 

Selon lui, les enjeux des écoles sont les suivants : 

  • faire progresser l’étudiant en lui apportant des compétences ET un savoir-être ;
  • rassurer et accompagner les TPE-PME depuis le sourcing jusqu’à la fin du contrat ;
  • alléger les démarches administratives des entreprises pour faciliter l’embauche.

Les enjeux des OPCO

Après avoir présenté les chiffres de l’OPCO Atlas (90 000 contrats financés en 2021), Corentin Berthet a rappelé le rôle fondamental d’un OPCO : financer l’alternance et prendre en charge les frais de formation du jeune à la place de l’entreprise.

Pour Corentin, les OPCO se doivent de : 

  • proposer une offre spécifique aux entreprises ;
  • aider au recrutement en organisant des jobs dating ;
  • accompagner à la rédaction des CERFA ;
  • promouvoir l’alternance auprès des jeunes publics (collégiens et lycéens).

En améliorant leurs processus, chaque partie prenante facilite la tâche à l’autre et permet une meilleure efficacité, du recrutement à la fin des études. Encore une fois, les recruteurs insistent sur le développement des softs skills et rejoignent la philosophie de l’ISCAE

Cette table ronde a permis aussi de mettre le doigt sur un nouveau phénomène : celui d’un glissement des bénéficiaires du contrat de professionnalisation vers le contrat d’apprentissage. En effet, si sur la période 2018-2021, l’augmentation du nombre de contrats en alternance est de 55%, le nombre de contrats de professionnalisation signés a diminué de 235 000 à 120 000, soit une baisse de près de 49%. Inversement, le nombre de contrats d’apprentissage a augmenté de 135% passant de 305 000 à 718 000.

Découvrez comment Myriam, étudiante en M2 ou Noame en BTS ont trouvé leur alternance, vous verrez que c’est souvent une histoire d’humains. 

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